Sortie de Turquie  

9 septembre: le vent, qui a atteint 38 nœuds en rafale ces derniers jours, a maintenant baissé.

 

Traversée de la Mer de Marmara

 

Encore un peu de mer certainement, mais les conditions sont favorables pour partir au portant, en gardant à l'esprit de ménager nos passagers novices.

Nous avons quitté la marina peu après 8h. Le vent, variable, vient toujours sur notre arrière, et nous nous retrouvons voiles en ciseaux.

 

Des rafales montent tout à coup à force 6 , bientôt plus peut-être, et nous affalons la grand-voile, par prudence. Manœuvre pénible face à la houle bien formée... Nous poursuivrons notre navigation sous génois seul. 

 

Au coucher du soleil, l'île de Paşalimani, que nous visons pour notre étape de ce soir, se profile sur notre horizon bâbord. Il est près de 20h, à tombée de nuit, quand nous entrons dans la belle rade. Mouillage. Le plan d'eau est paisible devant la petite mosquée et les lumières du village, juste ridé par quelques rafales...

du 10 au 12 septembre : après nous en être approchés à la voile pendant la première matinée, nous entrons dans les Dardanelles, au moteur comme il se doit.

Mouillage à Çardak, où un dauphin, maraudant autour de la pêcherie voisine, vient s'ébattre autour du bateau.

L'étape suivante nous amène à la marina de Çanakkale, pour les formalités de sortie, qui s'effectuent sans problème (200€ !).

 

Retour à la voile

 

Le lendemain, nous atteignons vers 10h la sortie du détroit, et pouvons enfin passer à la voile, vent Nord-Est force 4, cap au 255. Le vent baisse un peu ensuite, mais finit par adonner, ce qui nous permet de faire le plus gros de l'étape à la voile.

 

Par contre, le ciel s'est couvert, et c'est sous un voile gris que nous mouillons sur la côte sud de Lemnos, dans Ormos Modrou, vers 17h30. Tahenkat retrouve les eaux grecques après plus de deux mois et demi.

Mer Egée 

13 septembre : le vent de Nord-Est souffle à force 4 ce matin, avec de fortes rafales sous le vent de l'île que nous devons longer vers l'ouest.

Nous quittons le mouillage vers10h, et partons sous génois seul. 

 

Entrer sans entrée

 

Mer bleu sombre piquée de moutons, navigation tonique, avec des vitesses entre 5,5 et 8,8 nœuds (la vitesse limite du bateau ...).

Navigation confortable malgré tout, car l'île nous abrite de la houle.

 

Peu après midi, une fois débordée la dernière pointe au sud-ouest de Lemnos, une brève remontée de 2 milles nous amène à la rade de Myrina, où nous mouillons, à côté d'un ketch.

 

Le port devant nous est très calme, trois voiliers amarrés à la jetée, quelques chalutiers...

Le vent et les rafales ne vont pas tarder à tomber, et, après notre repas, nous débarquons pour visiter la ville et le beau fort qui la surmonte.

Redescente au port. Le bureau des garde-côte devant lequel je vais faire un tour semble  toujours fermé...

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Nous revenons à bord en fin d'après-midi, avant de ressortir, pour aller au restaurant, au-dessus du rivage...

 

Aucune autorité pour nous demander de faire notre entrée en Grèce...

 

 

Navigation à Lemnos, jusqu'à Myrina

 

14 septembre : 60 milles aujourd'hui, depuis Myrina, pour rejoindre Kyra Panagia, une des Sporades du nord, où nous avons déjà relâché l'an dernier.

Vent portant pas toujours suffisant, nous ferons 4 h de voile pour 6h de moteur... Le mouillage est toujours aussi idyllique, eau limpide et tiède, baignade délicieuse...

 

15 et 16 septembre : pour les deux jours qui viennent la météo annonce des vents faibles. Mieux vaudrait attendre au mouillage des conditions plus propices à la voile...

 

Mais nous devons faire de la route vers le sud,  pour être le 16 au soir à Andros, où Milou et Evelyne prendront un ferry, le lendemain (pour rejoindre l'aéroport). Nous payons là les 3 jours de retard pris à Istanbul...

 

 

Croisière tranquille

 

Deux jours à progresser au moteur essentiellement donc...

 

Le premier soir nous amène au joli mouillage de la baie de Linaria, à Skiros.

Ambiance hors du temps et de l’agitation...

 

Marche tranquille le long du rivage jusqu'au village, apéritif au soleil couchant dans le petit port..

Le lendemain, nous nous présentons en fin de journée à Gavrion, sur l'île d'Andros.

Un agent de la Police du Port se tient sur le quai, et nous fait de grand signes. Nous nous approchons : interdit de mouiller dans la baie (pour ne pas gêner les manœuvres des ferrys, je le savais déjà) .

Par contre, nous pouvons nous amarrer en long au quai municipal. A 18h, nous sommes donc installés, et nous avons payé pour 2 nuits ici.

 

17 septembre : nous traversons l'île en voiture, en admirant d'abord les belles baies de Batsi et Paléopolis, sur la côte sud, pour atteindre finalement Kastro, chef-lieu de l'île, situé sur la côte nord.

Balade dans la ville perchée sur son éperon rocheux, restaurant sans prétention, et retour par les montagnes, qui culminent à près de 1000 m (les sommets sont enneigés l'hiver).

Retour à 15h au bateau.

Milou et Evelyne nous quittent pour prendre le ferry de 16h.

 

Andros

 

Croisière tranquille (suite)

 

du 18 au 20 septembre : nous repartons donc à deux pour prolonger notre croisière en Mer Egée.

Nous avons renoncé à Mykonos, n'ayant pas reçu de réponse à notre demande pour une place à la marina.

 

Nous mettons donc le cap sur Siros (Ormos Finikas), puis c'est un mouillage très sauvage sur la petite île quasi déserte de Rinéïa, et de là, par le chenal de Délos (qui nous permet d'apercevoir les ruines sur ce centre historique antique), nous descendons vers le sud, et l'île de Paros.

 

Nous sommes pour quelques jours dans un flux de Sud-Ouest, et le mouillage abrité se trouve donc au nord de l'île, dans la rade de Naoussa.

Petit circuit en voiture sur l’île, en passant par la très belle ville de Paros.

 

 

De Siros à Paros

De l'eau dans les fonds...

 

du 21 au 23 septembre : mauvaise surprise ce matin, lorsque je procède à la vérification de routine des fonds : il y a de l'eau en quantité non négligeable, et je comprends très vite qu'elle vient d'une fuite au joint d'arbre d'hélice.

Nous avions connu le même problème il y a un an, et on ne peux plus maintenant incriminer un joint trop vieux, puisqu'il avait été remplacé.

La cause est donc à chercher ailleurs : usure de l'arbre ? vibrations? ...

 

Ceci m'incite à me rapprocher du continent, d'autant que la situation météo semble instable, avec l'annonce d'un coup de vent que les prévisionnistes semblent avoir du mal à caler...

Ce sera donc une traversée de nuit jusqu'à Porto Héli, excellent mouillage où nous resterons deux jours à l'abri.

 

du 24 au 27 septembre : Petite navigation côtière, par Ermione et Poros, jusqu'à Egine, où nous trouvons une place au port : j'ai fixé là rendez-vous à Spyros, le mécanicien du chantier, pour qu'il puisse diagnostiquer notre problème sur le bateau à flot.

Il se présente donc dès le lendemain de notre arrivée. Verdict : les 2 silentblocs arrière du moteur sont à remplacer. Leur défaillance explique les vibrations occasionnelles, parfois violentes, que nous avions pu constater, et par suite, l'usure du joint d’arbre. Les travaux sont programmés pour le début d'année 2022.

 

Il nous reste à mettre le bateau à sec au chantier : c'est chose faite le 29 septembre. Nous avons 4 jours pleins pour les opérations de désarmement, les réparations inévitables, et la préparation à l'hivernage.

 

 

Retour sur le continent