
20 Août : Nous avons prévu de faire étape ce soir à Cythère, pour repartir demain en fin de journée vers la Crète.
Bis repetita
Nous mettons assez vite à la voile, et nous filons à belle allure. Mais le vent refuse, et comme je le redoutais, nous nous retrouvons vers midi au près, dans une mer formée et inconfortable.
Dans ces conditions, la suite s'annonce longue... Après une courte réflexion, nous virons de bord, et repartons grand largue vers le mouillage que nous avions quitté ce matin!
21 Août : Deuxième tentative pour rejoindre Cythère.
Cette fois c'est la bonne ! Après un peu de moteur, nous atteignons la zone ventée, et pouvons naviguer au travers sous voilure réduite, jusqu'aux parages de l'ile, que nous longeons pour atteindre le mouillage de Kapsali vers 16h.

J'ai étudié la météo pour la suite : le flux de nord-est entre Cythère et la Crète, soutenu à cette période, et soulevant une mer assez forte, baisse pendant la nuit, en général.
Pour nous, l'idéal sera donc de partir ce soir vers 22 h, pour atteindre Khania en Crète demain vers 10 h du matin.
En attendant, après un bain et un peu de repos, nous descendons à terre en annexe, et escaladons de petits chemins escarpés jusqu'à La Chora, petite capitale de l'ile, perchée au-dessus de la baie de Kapsali.
Visite du village aux murs blancs, redescente, repas et petite sieste...
Nuit déjà bien noire, à 22 h, quand nous levons l'ancre.
La traversée sera finalement sans histoires, le vent faible et la mer peu agitée.
Au lever du soleil, nous ne sommes plus qu'à 15 milles de Khania, où nous nous amarrons à 10 h 45.

Cythère : baie de Kapsali, et la Chora



26 Août : Fanélie nous a rejoint à bord depuis hier, et nous partons pour Ormos Marathi.
Nous profitons de ce beau mouillage, aux eaux turquoise, qui se trouve à proximité du port de Souda, utilisé par l'OTAN .
Le lendemain, en quittant le mouillage, nous croisons un sous-marin rentrant à la base. Plus au large, un bâtiment de guerre, la tourelle avant armée de canons, est en attente...
Tout à coup, le crachotement du canal 16 de la VHF est interrompu par un message assez clair, adressé au "sailboat Tahenkat, from warship..." ...
Je ne mets pas beaucoup de temps à comprendre que nous sommes sur le point de pénétrer dans une zone d'exercices militaires, et je modifie mon cap et mes réglages de voiles en conséquence. Nous poursuivons notre route: plus de message radio, tout va bien... et nous nous présentons à l'entrée du port de Rethymno vers 14h.
Une manœuvre de port mouvementée...
Nous nous dirigeons vers les places visiteurs, équipées de pendilles, ce qui nous permettra d'éviter un amarrage sur ancre. Mais la pendille est ramenée sur un flotteur, qu'il nous faut attraper à la gaffe pendant la manœuvre en marche arrière.
Nous devons nous y reprendre à plusieurs reprises avant de réussir l'exercice, après que Fanélie ait déplacé le point d'attache de l'annexe, car celle-ci gênait.
La personne dépêchée par le bureau du port a été peu aidante, mais des ouvriers qui travaillaient au nettoyage du bassin sont gentiment venus à notre secours, en bloquant une amarre le temps nécessaire.
Une fois installés à notre place, nous les remercions en leur portant des bières, bien accueillies sous le soleil qui tape fort. En allant alors sécuriser l'annexe à l'avant, je constate qu'elle a disparu !!!

Je me précipite vers les jumelles, et je finis par l'apercevoir à 2 encablures de nous, échouée sur une petite plage de l'avant-port.
Il ne reste plus à Catherine et Fanélie qu'à partir à pied en emportant les rames, pour faire tout le tour du port, la récupérer, et la ramener...
Verres de l'amitié
En descendant à terre vers 16h pour aller en ville, nous avons la surprise d'être interceptés au bout du ponton par notre équipe d'ouvriers serviables.
Ils ont dressé une table, aligné de petits verres, et nous proposent de partager avec eux le raki !!! Une première tournée, verres remplis à ras-bord, qu'il faut vider cul-sec...
Puis vient tout de suite la deuxième tournée, accompagnée de pizzas faites maison...
Nous pouvons discuter un peu en anglais, moment agréable. Ce n'est que la crainte d'une troisième tournée qui nous incite à finalement abréger l'échange...
De Khania (La Canée) à Rethymno

Sous l'empire du meltem
La côte nord de la Crète présente l'inconvénient d'offrir peu de mouillages abrités, surtout en cette saison d'été, où elle est exposée au meltem (de nord-ouest ici), de plus en plus soutenu si on va vers l'est.
Après Rethymno, cap à l'est toujours, mais, le mouillage d'Ormos Bali étant soumis à la houle, nous poursuivons jusqu'à l'ile Dhia, et le lendemain, jusqu'à Héraklion, dans un meltem assez musclé.
C'est là que Fanélie nous quitte, remplacée par Hélène et Sylvie qui arrivent.
Nous ferons avec elles la route inverse jusqu'à Khania.
Si le départ d'Héraklion, contre le vent et la mer, est très pénible, la suite sera heureusement plus agréable.
De retour à Khania le 07 Septembre.

Héraklion

Vidéos (passer en plein écran, retour par "échap")
Vidéo-Sortie du port de Khania
Vidéo-Au large de la Crète
Vidéo-Le patissier de Rethymno
Vidéo-De Dhia à Héraklion
09 Septembre : Hélène et Sylvie nous ayant quittés hier, nous profitons de la première fenêtre météo pour traverser vers le continent.
Nous quittons le port à 17h 40, après une impeccable manoeuvre de départ sur garde . Un peu de houle au début, qui s'atténue.
Rencontre superbe avec des dauphins.
Se mettre à l'abri
Le lendemain, aux abords du Péloponèse, la météo prévoit des vents contraires dans la journée, qui vont évoluer vers un avis de coup de vent, pendant tout le week-end à venir.
Je décide donc d'abandonner l'idée d'une escale à Monemvassia, et de poursuivre jusqu'au mouillage très abrité de Porto Héli.

10 Septembre : Peu après 17h, nous sommes mouillés, dans 4 mètres d'eau, dans la rade de Porto Héli.
Rade entourée d'un relief très bas, qui ne nous protègera pas du vent à venir, mais rade très fermée, à l'abri de toute houle et des déchainements de la mer : c'est l'essentiel pour nous.
Nous séjournerons là 6 nuits, sans soucis, nous déplaçant en annexe sur la rade pour nos courses ou nos sorties.


Nous en profiterons aussi pour visiter l'ile voisine de Spetsès, atteinte très rapidement en ferry.
Nous débarquons là-bas avant même le jour, et pouvons admirer le lever du soleil sur le port.
Nous faisons le tour de l'ile à pied (un peu long quand même...), en débusquant les nombreuses perdrix qui courent près des chemins.
16 Septembre : Navigation vers le beau mouillage d'Ermioni.
17 Septembre : Nous poursuivons notre route jusqu'à l'ile de Poros.
Le port, où nous nous amarrons vers 14h30, est situé dans un site remarquable, le long du chenal étroit qui sépare l'ile du continent.
Déambulations dans les nombreuses ruelles escarpées qui escaladent la colline, baignade...
Vidéos (passer en plein écran, retour par "échap")
Vidéo-Dauphins en mer Egée
Vidéo-Arrivée à Poros

19 Septembre : J'ai pris rendez-vous pour le début d'après-midi avec le chantier (Kanonis boatyard), sur l'ile d'Egine, qui stockera le bateau à terre pour l'hivernage.
Mise à sec, et état des lieux...
Quatre heures de route au moteur, et nous nous présentons à l'entrée de la cale. Bateau stoppé, appendices relevés, sangles glissées sous la coque : en moins de dix minutes, Tahenkat se retrouve hors d'eau, et nous, un peu bêtes, et émus...
Tout de suite, nettoyage de la carène, constellée de coquillages, et peu après, calage. Nous avons maintenant quelques jours pour le désarmement, le rangement, les opérations de maintenance, et aussi pour organiser les réparations à prévoir:
Pour ces travaux, je fais appel à Wim, néerlandais d'origine, installé en Grèce où il a monté sa petite entreprise ("Aegina Yacht Services").
Sa carte de visite présente bien, mais son installation dans le chantier un peu moins: c'est une baraque de tôles et de matériaux de récupération...
Le jour où je le rencontre, il prépare des paniers pour les 3 chats du chantier, qu'il veut emmener chez le vétérinaire, dans son vieux break 405... Nous avons démonté ensemble mon guindeau, et envisagé la suite des travaux, pour lesquels il me parait compétent...
Il nous reste du temps aussi pour des visites à Egine (sorties en vélo, tour de l'ile en scooter),et sur le continent: ferry jusqu'au port du Pirée, Athènes, puis Epidaure et Delphes en voiture.
Egine
Balade sur le continent
Epidaure, Athènes, Delphes