Les langues amazigh sont un marqueur fort de l'identité culturelle berbère. Elles sont reconnues maintenant langues officielles au Maroc et en Algérie (à côté de l'arabe), mais au plus "langues nationales" dans les autres pays de leur aire de diffusion. Cette situation reflète globalement les statuts divers des populations berbères, souvent déconsidérées, réprimées, ou même combattues par les autorités.
En retour, les Berbères ont souvent mené des combats politiques contre les pouvoirs centraux, et les Touaregs du Mali poursuivent une lutte, y compris militaire, afin d'obtenir une autonomie administrative, certains étant même tentés par une indépendance totale.

 

Les caractères tifinaghs (prononcer tifinars) de l'alphabet libyco-berbère sont encore utilisés de nos jours par les Touaregs. On les retrouve aussi gravés sur les roches du désert, et ceci depuis l'antiquité, et c'est également un de ces caractères que l'on voit dessiné sur le drapeau amazigh.
Les mots peuvent s'écrire horizontalement, de droite à gauche, ou de gauche à droite, ou verticalement, dans les deux sens également. Les Touaregs modernes écrivent le plus souvent horizontalement, de gauche à droite.
Par exemple, "La gazelle" (femelle) se dit "Tahenkat", et s'écrit :      

 

                                                                                                                                                                  

 

Sur les rochers du désert malien, à côté des tifinaghs, on peut voir également des gravures plus anciennes, de l'époque néolithique, représentant la faune locale de cette époque qui était plus humide : il y avait dans ces zones des lacs, des cours d'eau, et un paysage de savane (dernier maximum humide au Sahara il y a 10 000 ans).

 

 

 

 

 

 

Touaregs du Nord-Mali

(Photos prises en 2005,2006,2008)

 

 

 

 

Tifinaghs et gravures néolithiques

(Photos prises en 2005,2006,2008)